
Histoire du tap dance : des origines des claquettes américaines aux danseurs qui l'ont façonné
La grande histoire des claquettes
Le Tap Dance est un art complexe, à la fois danse et instrument de percussion. Son histoire, tout aussi complexe, reflète trois siècles d’évolution de la société et de la culture américaines. Cette danse est appelée « Claquettes » en France, « Tip Tap » en Italie, « Sapateado » au Brésil, « tchitchotka » en Russie... Une infinité de déclinaisons idiomatiques qui ne saurait faire oublier la racine afro-américaine du Tap Dance et son ancrage dans la culture du blues et du swing.
De cet art complexe, nous connaissons surtout les comédies musicales de l’âge d’or d’Hollywood (représentées par les figures emblématiques de Fred Astaire, Gene Kelly ou encore Ginger Rogers et Eleanor Powell) et moins les autres « trésors » qu’incarnent les pionniers de cette expression : Bill Robinson, John Bubbles, Les Nicholas Brothers, Gregory Hines, Savion Glover...
De l’époque du Congo Square à la Nouvelle-Orléans, aux premiers « challenges » entre danseurs africains et irlandais dans les Five-Points de New-York, en passant par les Minstrels shows, les lumières du cinéma et de Broadway, jusqu’aux « tap festivals » contemporains, les claquettes sont le fruit d’une longue et riche histoire que nous allons vous raconter.

Le Tap Dance (« claquettes américaines ») est un art issu du mélange des musiques et danses africaines et européennes. Ce brassage culturel remonte aussi loin qu’au XVIIème siècle, avant même la création des États-Unis, à l’époque où les africains, réduits en esclavage, sont débarqués de force en Amérique du Nord.
Le Sud des Etats-Unis, où se trouvaient les plantations, fut l’épicentre de ce brassage culturel. L’état du Mississippi fut le berceau du Blues. La ville de la Nouvelle-Orleans devint le lieu de naissance du Jazz. Le Jazz et le Blues, qu'ils soient combinés ou séparés l'un de l’autre, seront le socle de la musique américaine d'où émergeront toutes les autres musiques provenant des États-Unis : swing, jazz, boogie woogie, big band, rock n' roll, rockabilly, country, R & B, disco, soul, funk, punk rock, heavy metal, hip hop... et d'innombrables autres genres musicaux puisant leur source dans ce mélange de cultures.

Un autre lieu majeur de ce brassage culturel est le Five Points District, un quartier des bas-fonds de New York. Dans ce bidonville, les Noirs libres côtoyaient la misère des immigrés irlandais, arrivés en masse au milieu du XIXème siècle pour fuir la grande famine. Ce quartier était aussi connu pour ses nombreux « Concert Saloons » et autres « Honky Tonk » (bars interlopes), où l’on pouvait se distraire aux rythmes de la musique et de la danse.
C’est ici, dans les années 1840, que William Henry Lane, un Noir né libre, mixe habilement des éléments de rythmes africains et de danse irlandaise (la jig et le reel). Williams Henry Lane devint une attraction vedette, suscitant même l’admiration du grand écrivain Charles Dickens, lors d’une tournée en Angleterre à laquelle Henry Lane eu l’unique privilège de participer en tant que performer afro-américain. Les spécialistes considèrent aujourd'hui William Henry Lane, connu sous le nom de Master Juba, comme le père du Tap Dance. Les descriptions de ses danses dans les journaux semblent, en effet, témoigner d’un jeu inédit et sophistiqué de percussion des pieds, utilisant différents angles et mouvements issus à la fois de la danse Africaine et du jig irlandais. Le Tap Dance était né.
Master Juba, le père du Tap Dance



Un autre lieu majeur de ce brassage culturel est le Five Points District, un quartier des bas-fonds de New York. Dans ce bidonville, les Noirs libres côtoyaient la misère des immigrés irlandais, arrivés en masse au milieu du XIXème siècle pour fuir la grande famine. Ce quartier était aussi connu pour ses nombreux « Concert Saloons » et autres « Honky Tonk » (bars interlopes), où l’on pouvait se distraire aux rythmes de la musique et de la danse.
C’est ici, dans les années 1840, que William Henry Lane, un Noir né libre, mixe habilement des éléments de rythmes africains et de danse irlandaise (la jig et le reel). Williams Henry Lane devint une attraction vedette, suscitant même l’admiration du grand écrivain Charles Dickens, lors d’une tournée en Angleterre à laquelle Henry Lane eu l’unique privilège de participer en tant que performer afro-américain. Les spécialistes considèrent aujourd'hui William Henry Lane, connu sous le nom de Master Juba, comme le père du Tap Dance. Les descriptions de ses danses dans les journaux semblent, en effet, témoigner d’un jeu inédit et sophistiqué de percussion des pieds, utilisant différents angles et mouvements issus à la fois de la danse Africaine et du jig irlandais. Le Tap Dance était né.
Au pays des Minstrels Shows

Au début des années 1900, Bill "Bojangles" Robinson devient la star du vaudeville. Son triomphe est tel qu’il se produit seul sur scène à Chicago en 1915, brisant l’interdiction faite aux artistes noirs de se produire en solo. Peu d'artistes noirs ont pu atteindre les sommets de gloire de Bill Robinson, star du Vaudeville, de Broadway mais aussi du cinéma. Robinson a lutté contre le racisme tout au long de sa carrière, brisant “la règle des deux couleurs” au Vaudeville et dansant plus tard avec Shirley Temple à Hollywood. Robinson et Temple dansant ensemble fut une image que beaucoup d’américains n’étaient pas encore prêts à accepter, dans une Amérique en proie au racisme et à la ségrégation.
Robinson influence grandement l’évolution des claquettes, en créant une technique basée sur la pointe des pieds. Son approche de la danse et son swing ont durablement façonné l’art du Tap Dance de la même manière que le jeu de Louis Armstrong a influencé l’histoire du jazz.
Bill Bojangles Robinson
"The mayor of Harlem"



En 1928, le premier long métrage avec son synchronisé, « Le chanteur de jazz », sort aux États-Unis. C’est un succès immédiat et le public en redemande ! Ce nouveau divertissement sonne le glas du Vaudeville, qui ne résiste pas à la force d’attraction du cinéma parlant. De nombreux artistes du Vaudeville sont absorbés par l'industrie cinématographique, qui recherche désespérément des artistes qualifiés. Le public européen connaît le célèbre film « Singin' in the Rain » (1952), incarné par Gene Kelly, qui illustre bien la transition chaotique du vaudeville au cinéma parlant.
Les débuts du cinéma parlant


Dans les années 1930, John Bubbles apparaît sur scène et transforme à jamais le Tap Dance. Il crée une nouvelle façon de danser, avec des rythmes complexes, plus de sons dans la mesure, moins de répétitions et davantage d'improvisation. La plupart des Tap Dancers d’aujourd’hui continuent de pratiquer ce style, inventé par le charismatique Bubbles il y a presque un siècle ! John Bubbles reste une légende dans la communauté des claquettes et est connu comme le père du « Rhythm Tap » (claquettes rythmiques)
John Bubbles, le père du "Rhythm Tap




Dans les années 1930, John Bubbles apparaît sur scène et transforme à jamais le Tap Dance. Il crée une nouvelle façon de danser, avec des rythmes complexes, plus de sons dans la mesure, moins de répétitions et davantage d'improvisation. La plupart des Tap Dancers d’aujourd’hui continuent de pratiquer ce style, inventé par le charismatique Bubbles il y a presque un siècle ! John Bubbles reste une légende dans la communauté des claquettes et est connu comme le père du « Rhythm Tap » (claquettes rythmiques)Encore aujourd’hui, Fred Astaire et Gene Kelly demeurent les deux grandes icônes mondiales des claquettes. Ils ont incarné la grande période du Musical hollywoodien, de la fin des années 30 au début des années 50.
On connait Fred Astaire pour ses grands roles à hollywood, «Top Hat » (1935), « Swing Romance » (1940), « Royal Wedding » (1951)… mais au-delà du danseur de génie, Astaire a aussi révolutionné la fabrication des films musicaux en imposant l’idée de plans sequences longs et filmés de plein pieds.
En effet, Fred Astaire concevait les chorégraphies non pas comme de simples numéros de divertissement, mais comme des moments clés de l’histoire du film. Fred Astaire a mis en valeur la dimension narrative de la danse au cinéma.
« The Great American Songbook » (répertoire des plus grands standards de jazz américains) doit aussi beaucoup a Fred Astaire. De nombreuses chansons ont été composées spécialement pour Astaire (« Night and Day », « Cheek to Cheek », « The Way You Look Tonight », « They Can’t Take That Away From Me » etc.) par les plus grands compositeurs de l’époque, avant de devenir de grands standards repris par Sinatra, Sarah Vaughan, Dean martin et autres grandes stars américaines de la chanson.
Le style de Fred Astaire est unique en son genre. C’est un mélange de danse de salon, de danse classique qu’il a étudié enfant et de danse de cabaret héritée des vaudevilles et de broadway. Fred Astaire incarne le « Class Act », ce numéro qui allie prouesse visuelle et élégance raffinée.
À l’inverse, Gene Kelly séduit par son côté naturel et accessible, pour les américains il incarne « the boy next door » (« monsieur tout le monde »). En termes de style de claquettes, Gene Kelly insuffle une dimension athlétique nouvelle, qui sied à son allure sportive. Il est connu mondialement pour ses rôles dans « Un Américain à Paris » (1951) et « Chantons sous la pluie » (1952), devenus de grands classiques du cinéma.
Danseur surdoué et charismatique, Gene Kelly est avant-tout un immense cinéaste. Il participe en effet à chaque étape du processus de production de ses films, en tant que chorégraphe, réalisateur et producteur
Fred Astaire et Gene Kelly, l’âge d’or des claquettes à Hollywood


De 1840 à la fin de la seconde guerre mondiale, les claquettes ont été la forme de danse la plus importante de la culture populaire américaine. Les spectacles de Minstrels, le Vaudeville, Broadway, Hollywood, les boîtes de nuit et les big bands itinérants présentaient tous des numéros phares de Tap Dance. Cependant, après la seconde guerre mondiale, vers les années 1950, les claquettes ont commencé à décliner et, à la fin des années 1950, elles ont pratiquement disparu de la culture populaire américaine. De nombreuses nouveautés ont contribué à ce déclin de la popularité des claquettes, comme l'émergence du Rock n' Roll, l'ouverture de l'Amérique à d'autres types de danse dans ses films et ses comédies musicales et la montée en puissance des petites formations de musiciens de jazz jouant du Bebop.
Ce fut une période difficile pour la plupart des artistes de Tap Dance américains qui se retrouvèrent à lutter pour trouver du travail.
Cholly Atkins est un exemple emblématique de la reconversion des Tap Dancers à cette époque. Après avoir connu le succès avec son partenaire Honi Coles et leur célèbre « class act », le duo se sépare et s’oriente vers de nouvelles activités artistiques. Cholly Atkins rejoint le label Motown, où il est chargé d'encadrer de jeunes talents comme Diana Ross et les Supremes, ou encore Aretha Franklin. En tant que mentor et chorégraphe, il a profondément influencé l’évolution de l’industrie musicale américaine. À titre d’exemple, c’est à lui qu’on doit la présence d'une scène remplie de danseurs de « back up » (ensembles) lors d'un concert moderne typique. D'autres Tap Dancers n'ont pas eu la même chance que Coles et Atkins et ont disparu dans l’anonymat.
Certains danseurs ont cependant continué à travailler pendant cette période de la « Mort des claquettes » (« Death of Tap »), en cherchant de nouvelles façons de faire évoluer cet art. Dans les années 1960 et 1970, Baby Laurence émerge du monde déclinant du Tap Dance en se produisant dans des festivals de musique jazz. Il aborde les claquettes à la manière d'un instrumentiste, échangeant des mesures avec les autres musiciens sur scène et utilisant beaucoup d'improvisation. Il invente le terme Jazz Tap et oeuvre à faire reconnaître les claquettes comme un véritable instrument. Pour lui, le Tap Dancer n’est plus un simple amuseur mais un véritable musicien.
"The death of tap"



À la fin des années 1970, on assiste à la « renaissance des claquettes » (« Renaissance of Tap »), que l’on doit à une petite communauté de femmes, issues de la danse moderne. Celles-ci commencent à réhabiliter l’apprentissage des claquettes, une discipline qu'elles avaient pratiquée lorsqu'elles étaient jeunes, mais qu'elles avaient abandonnée pour étudier le ballet et la danse moderne. Elles s’intéressent à nouveau à cette forme de danse et demandent à certains des maîtres noirs oubliés du Tap Dance de leur enseigner. Parmi les femmes à l’oeuvre dans ce mouvement de redécouverte des claquettes, nous pouvons citer Brenda Bufalino, Lynn Dally et Linda Sohl-Ellison.
Ces femmes troquent les talons hauts et les robes à paillettes pour des chaussures plates et des pantalons. C'est le féminisme appliqué aux claquettes et cela va changer la façon dont les danseuses dansent, chorégraphient et se présentent sur scène.
La renaissance des claquettes
Progressistes et motivées par une soif de légitimité, elles veulent faire passer le Tap Dance du statut de simple divertissement de la culture pop à celui d’Art à part entière. C’est ainsi qu’elles créent les premières compagnies de claquettes, qu’elles veulent aussi légitimes que les autres compagnies de danse. Elles initient également les premiers concerts et festivals de claquettes (« Tap festivals »), dans lesquels interviennent leurs mentors, que le public redécouvre avec joie. Grâce à eux la nouvelle génération renoue avec l’héritage des claquettes. C’est à ce moment-là que les claquettes commencent à obtenir une respectabilité qu'elles n'avaient jamais eue auparavant. Grâce aux festivals fréquentés par des participants internationaux, la pratique du Tap Dance commence à se répandre dans le monde entier. Une nouvelle scène apparaît, incluant des artistes de tous continents.



La "renaissance des claquettes » est aussi incarnée par un homme nommé Gregory Hines, qui devient célèbre à Broadway à la fin des années 1970. Hines et son frère Maurice avaient été formés à New York par certains des anciennes légendes du Tap. La carrière de Gregory Hines, à Broadway et au cinéma, a été récompensée par de nombreuses distinctions (Emmy & Tony Awards etc.). C’est lui qui a été le visage des claquettes aux États-Unis et à l'étranger jusqu'à sa mort d'un cancer du pancréas en 2003.
Dans les années 1970 et 1980, Hines a transformé les claquettes en adaptant son style à la musique et à la mode de l’époque. Il a rendu les claquettes accessibles à une nouvelle génération qui n'avait pas grandi en voyant des claquettes à l’écran et qui pensait que les claquettes étaient démodées, un divertissement pour les grands-parents. Hines a non seulement modernisé la forme, mais il lui a donné une visibilité que seule une grande star peut donner. Il a chorégraphié pour les nouvelles compagnies de claquettes qui émergeaient aux États-Unis, a parfois été la tête d'affiche de leurs concerts de danse et a pris grand plaisir à faire redécouvrir au public certains vieux maîtres (Tap Masters) de la grande époque du Tap Dance, comme Sandman Simms, Bunny Briggs et Steve Condos, par exemple.
Hines a joué un rôle déterminant dans le mentorat de Savion Glover, le danseur qui allait prendre son relais en tant qu’icône du Tap Dance. Tout comme Hines, Glover redonne vie aux claquettes dans les années 1990 en dansant sur de la musique hip hop et en rendant la forme attrayante pour sa propre génération. Le public européen ne connaît peut-être que le « son » de Savion Glover, puisque c’est lui qui se cache derrière la bande-son des films d'animation « Happy Feet » (2006).
Cette période de la « Renaissance des claquettes », s'étend de la fin des années 1970 au début des années 2000 et se termine avec le décès de Gregory Hines en 2003.
Gregory Hines et Savion Glover, le tap dance moderne



A ce stade, nous entrons dans la période actuelle des claquettes, il est donc beaucoup trop tôt pour cerner la façon dont notre époque va affecter l'avenir de la forme. Les Tap Dancers modernes sont les héritiers de tout ce qui les a précédés : la nature swing de Bill Robinson, la complexité rythmique de John Bubbles, la musicalité de Baby Laurence, la modernisation de la forme de Gregory Hines, le féminisme de Bufalino, Dally, Sohl-Ellison et de leurs contemporains et leur innovation des compagnies de claquettes, des concerts et festivals. La lutte contre le racisme et les stéréotypes négatifs des Noirs a également traversé toute l’histoire des claquettes. Les claquettes sont profondément liées à l'histoire des Etats-Unis. Elles ont été le reflet de la culture populaire américaine, mais l’ont aussi transformée.
Note : Les danseurs de claquettes adorent débattre de l'histoire des claquettes et peuvent être contrariés par l'omission du nom de certains danseurs. George Primrose, Charles Durang, Daddy Rice, Williams & Walker, Aida Overton Walker, Greenlee & Drayton, les Whitman Sisters, Hal Le Roy, Ruby Keeler, Busby Berkeley, Ann Miller, Eleanor Powell, Cora La Redd, Jeni Le Gon, Jimmy Slyde, Buster Brown, Chuck Green, Teddy Hale, Arthur Duncan, The Nicholas Brothers, The Condos Brothers, The Four Step Brothers, Shirley Temple et bien d'autres merveilleux danseurs de claquettes du passé ont leur place dans l'histoire du Tap Dance. Heather Cornell, Dianne Walker, Fred Strickler, Sam Weber, Anita Feldman, Camden Richman et d'autres danseurs talentueux et dévoués de la période de la Renaissance ont tous leur place dans l'histoire des claquettes, également. Des danseurs plus jeunes, actuellement sur la scène, comme Dormeshia-Sumbry Edwards, Ayodele Casel, Jason Samuels Smith, Max Pollak, Michelle Dorrance, Sarah Reich et Cartier Williams, pour n'en citer que quelques-uns, sont tous des danseurs merveilleux qui auront également leur place dans l'histoire du Tap Dance. Sans offense aux autres merveilleux danseurs de claquettes actuels. Certains pourraient également être surpris que Fred Astaire et Gene Kelly ne reçoivent qu'une brève mention dans une discussion sérieuse sur l'histoire des claquettes. Ce dossier est destiné à évoquer les périodes clés de l'histoire des claquettes à travers quelques uns de ses personnages emblématiques.
Note : Les citoyens français peuvent se sentir éloignés de cette discussion sur l'histoire des claquettes, mais il y a quelques connexions qui méritent d'être considérées. La Nouvelle-Orléans est au centre de l'évolution de la culture populaire américaine et la Nouvelle-Orléans est, bien sûr, une ville française. La population créole de la Nouvelle-Orléans envoyait ses enfants en France pour étudier la musique, l'art, la danse et la culture. Ces enfants revenaient à la Nouvelle-Orléans avec un bagage culture agrandi. Il n'est donc pas surprenant que nombre des premiers musiciens et compositeurs de jazz soient créoles. En outre, la France joue un rôle dans la préservation de la culture populaire américaine car, pendant des décennies, surtout après la Seconde Guerre mondiale, la France est devenue un refuge pour les musiciens noirs comme Count Basie et les danseurs noirs comme les Nicholas Brothers qui ont constaté qu'ils étaient mieux traités à l'étranger qu'aux États-Unis. Sans parler de Joséphine Baker, que les Français connaissent bien.
Note : Ce dossier est basé sur le cours d’histoire que le danseur de claquettes Steve Zee enseigne à la California State University, Long Beach.
Auteurs :
Steve Zee - California University (Los Angeles)
Aurélien Lehmann - Tap Dance Paris
La grande histoire des claquettes est un chapitre extrait du dossier de présentation du spectacle TAP VIRTUOSO diffusé par le Théâtre du Châtelet.
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Le tap dance aujourd'hui


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